Un moment d’histoire et de mémoire

 

 

Walter Bassan et Jean Gilbert -photo I.L.

1939-1945 –

C’est devant une salle comble de lycéens de Freppel et de Paul Émile Victor, que Walter Bassan et Jean Gilbert ont apporté leur témoignage sur cette Drôle de Guerre.
« Nous avions tous moins de 20 ans » affirme Walter Bassan devant un silence respectueux des élèves, et prendre le maquis n’était pas si simple. »
« Quand nous étions encore chez nos parents, il nous fallait nous rendre à la Mairie pour pouvoir s’acheter un pantalon ou une veste » (tous les biens de consommation ne pouvaient être acquis que par des tickets de rationnement pendant l’occupation)

« Dénoncés par un de nos camarades, on nous a emprisonnés, torturés et transférés à Dachau… »
« Vous rentrerez par là et sortirez par là bas » leur annonçaient les nazis en leur montrant le four crématoire » Walter a eu la chance de pouvoir rester en vie.

Jean Gilbert, appartenait à l’État major du Groupement de 105 du 1er R.A. , blessé par une mine à la jambe, et fait prisonnier dans un camp de travail près de Nuremberg, il parvint néanmoins à s’échapper pour rejoindre son Unité: « Vous êtes déclarés morts, nous dit-on ».
A la question sur leur nourriture: « nous mangions parfois des têtes de sardines et des écorces d’oranges »,
« nous avons vu des Russes manger de l’herbe »,
Mais le principal message que souhaitent transmettre ces héros de  guerre, du haut de leurs 91 et 92 ans est de combattre tous les régimes totalitaires et intolérants, comme l’a été le système nazi.